dimanche 19 juillet 2026

Nikon FM : le plaisir exigeant du reflex manuel

Nikon FM : le plaisir du reflex manuel

Le Nikon FM est l’archétype du boîtier argentique « outil » : un reflex 24×36 entièrement mécanique, simple, robuste, qui oblige son utilisateur à penser chaque image. Pour qui accepte de travailler sans automatisme, il reste aujourd’hui un compagnon remarquablement pertinent, qu’il s’agisse de découvrir l’argentique ou de consolider une pratique Nikon F déjà installée.

1. Présentation et héritage historique

Lancé en 1977, le Nikon FM inaugure chez Nikon une lignée de reflex compacts (FM, FE, FM2, FE2, FM3A) restée en production jusque dans les années 2000. Héritier direct du Nikkormat FT3, il adopte le couplage AI (Aperture Indexing), qui devient le standard de la marque pour les objectifs à mise au point manuelle.

Produit de 1977 à 1982, le FM se place en dessous des F2 professionnels : plus compact, plus abordable, mais parfaitement capable de tenir le terrain. Historiquement, on le retrouve dans les écoles de photographie, dans les sacs d’amateurs exigeants et chez des professionnels qui le considèrent comme boîtier de travail ou second boîtier fiable.

L’intérêt du FM aujourd’hui tient précisément à ce positionnement : un boîtier d’école, mais sans condescendance, qui n’a rien d’un « jouet vintage » et reste pleinement opérationnel pour le reportage, la photo de rue, le paysage ou le voyage.


Matthieu W. - Portraits Urbains

2. Caractéristiques techniques essentielles

D’un point de vue technique, le Nikon FM est un reflex 35 mm à obturateur mécanique vertical en titane, avec exposition entièrement manuelle assistée par un posemètre TTL à pondération centrale. Il accepte les objectifs à monture F AI et AI‑S, ainsi que la plupart des optiques F manuelles plus anciennes, ce qui lui donne accès à un écosystème optique très vaste.

Caractéristiques principales :

  • Format : 24×36 sur film 135, cadre classique du reportage et du paysage.

  • Obturateur : plan focal mécanique, rideaux en titane, vitesses de 1 s à 1/1000 s + Bulb, synchro flash 1/125 s.

  • Posemètre : TTL à pondération centrale, couvrant l’essentiel des situations courantes, de la basse lumière au plein soleil.

  • Exposition : entièrement manuelle, avec trois diodes (–, ○, +) dans le viseur indiquant sous‑exposition, exposition correcte et sur‑exposition.

  • Écrans de visée : interchangeables, écran standard avec stigmomètre central et couronne de microprismes, plus options matte et matte quadrillé.

  • Avance : levier à simple course, avec possibilité d’ajouter un moteur MD‑11 ou MD‑12 (≈ 3,5 vues/s).

  • Alimentation : deux piles bouton (SR44 / LR44 ou équivalentes) pour le posemètre uniquement ; l’obturateur est totalement mécanique et opérationnel sans pile.

  • Masse : environ 590 g nu, avec une construction intégralement métallique.

On retrouve ici la philosophie des boîtiers « d’école » : aucun mode auto, aucun programme, un posemètre simple et lisible et des commandes mécaniques franches. Le FM impose de manipuler consciemment le triangle (vitesseouverturesensibilité) et de comprendre ce que l’on fait. Pour beaucoup, c’est précisément ce qui fait son intérêt.


Test Roll - Nikon FM

3. Points forts unanimement reconnus

3.1 Robustesse et fiabilité

Le Nikon FM est souvent décrit comme « taillé dans le métal ». Châssis, capots, mécanique interne : tout respire la durabilité. La parenté avec les F2/F3 est sensible, mais dans un format plus compact et plus léger.

De nombreux utilisateurs rapportent des FM toujours fonctionnels après plusieurs décennies d’usage, avec seulement un entretien périodique (nettoyage, lubrification, réglage – CLA). Couplé aux objectifs AI/AI‑S classiques (28 mm, 35 mm, 50 mm, 105 mm, etc.), il reste un système argentique complet, capable de couvrir reportage, documentaire, voyage, paysage, portrait de manière parfaitement crédible.

3.2 Ergonomie et visée

Le viseur du FM est l’un de ses atouts majeurs : image claire, stigmomètre central et couronne de microprismes qui facilitent la mise au point manuelle. Même avec des optiques modestement lumineuses, la visée reste exploitable, ce qui en fait un boîtier très agréable pour apprendre à voir quand une image est nette.

L’affichage de l’exposition via trois LED (–, ○, +) est d’une simplicité exemplaire : on lit en un coup d’œil la tendance de la mesure, y compris en basse lumière. L’ergonomie globale est cohérente : molette de vitesses à crans fermes, levier d’armement au débattement court, déclencheur bien amorti, commandes logiques et sans surcharges. Beaucoup de photographes évoquent le plaisir tactile de l’armement et du déclenchement comme une dimension essentielle du FM.

3.3 Indépendance vis‑à‑vis des batteries

Le FM appartient à la famille des boîtiers « toujours prêts ». Le posemètre nécessite des piles, mais l’obturateur est intégralement mécanique. Un FM oublié sur une étagère pendant des mois reste opérationnel : on charge un film et on repart.

Cette indépendance séduit particulièrement les photographes de voyage, de montagne, d’expédition, ou simplement ceux qui veulent un boîtier non soumis aux aléas d’alimentation électronique. Le parallèle avec un Leica M3 côté télémétriques est pertinent : même philosophie de mécanique autonome, mais dans l’univers reflex.


Test Roll - Nikon FM

4. Limites et points d’attention

4.1 Exposition entièrement manuelle

Le FM ne propose aucun automatisme : pas de priorité ouverture, pas de programme. Le posemètre indique, le photographe décide.

Pour une pratique d’apprentissage ou un retour aux fondamentaux, c’est une vertu : on se voit obligé de penser chaque réglage. En revanche, pour certaines configurations – reportage très dynamique, mariage avec lumière changeante – un FE (priorité ouverture) ou un FM3A (mode auto + mécanique) peut offrir un confort supplémentaire. Le FM reste alors excellent comme boîtier d’école ou de « retour aux sources » dans un parc Nikon déjà électronique.

4.2 Vitesse maximale de 1/1000 s

La limite à 1/1000 s peut contraindre lorsqu’on travaille en plein soleil avec des films rapides (ISO 400–800) et des optiques très lumineuses (f/1,4 – f/2). Dans ce cas, la marge pour garder une grande ouverture tout en évitant la surexposition se réduit.

Cela explique en partie le succès du FM2/FM2n avec leur vitesse minimale à 1/4000 s. En pratique, la contrainte se contourne par des films plus lents (ISO 100–200), un diaphragme un peu plus fermé, ou l’usage d’un filtre ND si l’on souhaite absolument travailler à pleine ouverture en lumière intense.

4.3 Compatibilités monture F

La monture F est l’une des plus riches du marché, mais toutes les optiques modernes ne sont pas idéales sur un FM. Les objectifs autofocus récents dépourvus de bague de diaphragme, conçus pour le numérique, perdent en ergonomie et en confort d’usage.

Le FM s’exprime à son meilleur avec les optiques AI/AI‑S manuelles et certaines optiques AF‑D dotées d’une bague de diaphragme. Plutôt qu’une contrainte, c’est souvent l’occasion de découvrir le parc optique historique Nikon, abondant et relativement abordable en occasion.



Test Roll - Nikon FM

5. Avis de blogueurs et de sites spécialisés

Plusieurs blogs et sites spécialisés considèrent le Nikon FM comme un excellent choix de reflex manuel “définitif” pour l’argentique 35 mm.

  • Certains auteurs le présentent comme “tout l’appareil 35 mm dont on a vraiment besoin”, en insistant sur son équilibre entre fiabilité, simplicité et plaisir d’utilisation.

  • D’autres mettent l’accent sur son statut de “classique quasi indestructible”, doté d’un design intemporel et d’une qualité de construction exemplaire.

  • Des revues orientées “plaisir d’utilisation” insistent sur la sensation mécanique de la molette de vitesse, de l’avance film et du déclencheur, décrivant une expérience de prise de vue très satisfaisante, presque addictive.

  • Les sites comparant la famille FM/FE/FM2/FM3A soulignent que ces boîtiers restent des solutions très pertinentes pour la pratique argentique moderne, en particulier pour les photographes qui privilégient l’expérience de prise de vue plutôt que la sophistication électronique.

Cet ensemble de retours cohérents fait du FM un boîtier très recommandé, que ce soit comme premier reflex argentique sérieux ou comme outil complémentaire dans un parc Nikon déjà établi.


Test Roll - Nikon FM

6. Nikon FM dans la pratique : couples boîtier/optique

Même s’il n’a pas l’aura « mythique » d’un Leica M3, le Nikon FM a accompagné quantité de photographes : étudiants, amateurs experts, reporters, enseignants en école. On le retrouve comme boîtier principal à la fin des années 1970, comme boîtier d’apprentissage dans les années 1980, et comme compagnon argentique aujourd’hui pour ceux qui souhaitent une pratique plus lente et réfléchie.

Quelques combinaisons particulièrement cohérentes :

  • Étudiant en école de photo
    Nikon FM (noir ou chrome) + Nikkor 50 mm f/1,8 AI‑S
    Combo idéal pour travailler la base : cadrage, profondeur de champ, lumière naturelle, noir et blanc. Une focale normale, un boîtier simple, et tout repose sur le regard.

  • Reportage « terrain »
    Nikon FM + moteur + Nikkor 35 mm f/2 ou 28 mm f/2,8
    Ensemble robuste, compact, pour documentaire, rue, scènes de vie. La focale large permet de s’approcher, le moteur apporte un léger gain de réactivité sans sacrifier la simplicité.

  • Portraitiste amateur
    Nikon FM + Nikkor 105 mm f/2,5 AI‑S
    Un classique pour le portrait environnemental. Distance de travail confortable, compression agréable, rendu très apprécié, en particulier en noir et blanc.

  • Paysage / voyage sac à dos
    Nikon FM + Nikkor 24 mm f/2,8 + 50 mm f/1,8
    Kit léger, très polyvalent : grand‑angle pour paysage et architecture, focale normale pour street et portrait occasionnel. Ensemble parfaitement adapté au voyage minimaliste.

  • Street photographe minimaliste
    Nikon FM + Nikkor 35 mm f/2 AI‑S
    Une focale, un boîtier, aucun mode auto. La contrainte structure le regard, et la répétition des sorties construit une vraie maîtrise.

Ces couples reviennent souvent dans les discussions contemporaines sur « comment bien utiliser un FM » : ils capitalisent sur la simplicité du boîtier et sur des optiques historiques dont le caractère optique est bien documenté.


Test Roll - Nikon FM

7. Ressources vidéo : vers une playlist Nikon FM

Dans l’esprit d’une playlist de vidéos de référence (comme pour un Leica M3), on peut proposer au lecteur une sélection de contenus vidéo autour du Nikon FM : tutoriels de prise en main, revues de terrain, retours d’expérience en argentique, etc.


8. Bibliographie 

Pour approfondir ce qui est présenté dans cet article, voir des images d’exemple ou visionner des démonstrations en vidéo, je t’invite à explorer les ressources suivantes :

9. Conclusion : une “tool camera” argentique, simple et durable

Là où le Leica M3 fascine par son statut iconique et son association à des grands noms du reportage, le Nikon FM séduira par une forme d’humilité efficace : c’est un reflex manuel “outil”, robuste, simple, entièrement mécanique, toujours prêt à l’emploi. Sa mécanique en titane, sa visée claire, son ergonomie rationnelle et l’immense parc optique Nikon F en font un appareil qui invite à ralentir, à réfléchir l’exposition, et à se reconnecter au geste photographique.

Pour un photographe qui souhaite entrer sérieusement dans l’argentique 35 mm ou compléter un parc Nikon existant par un boîtier fiable, durable et pleinement manuel, le FM reste, des décennies après sa sortie, une proposition remarquablement pertinente.



Back to Blad

Hasselbald. Le nom seul évoque la photographie et une certaine idée de la photographie qui n'a que Leica comme équivalent. La marque évoque la qualité, la photographie artistique, l'argentique, la mécanique et les optiques de précision.  

Hasselblad.  C'est un nom mythique et nombreux sont ceux qui un jour ou l'autre rêvent d'en utiliser un. Comme tous ceux là, j'ai eu le désir d'en posséder un. J'ai eu l'opportunité d'en acheter un il y a quelques années à la foire lumière. Un Hasselblad 500CM pour être précis. Bien que l'appareil étaient en parfait état de marche et parfait état esthétique, cette première rencontre avec le mythe fut relativement décevante. Sans doute trop tôt. A l'époque, j'avais le kit suivant: un boitier, un dos, un 80/2.8. A coté de mes Bronicas et de leurs nombreux dos et optiques, je me sentais à l'étroit avec mon Blad. Certes les optiques Zeiss ont meilleures réputations, mais l'ergonomie générale (et du 80 en particulier) me semblaient trop rustiques par rapport aux commandes idéalement placées des Bronicas. Je n'avais eu alors l'occasion que de faire une ou deux pellicules d'essai et il dormait sur une étagère jusqu'à ce que je le revende à Sébastien B. qui depuis le fait vivre magnifiquement avec de très belles photos, et en particulier ses "landscape nudes" dans le Pilat. 

Les années passaient et cela ne me manquait pas , du moins pas en terme de photographie, mais j'avais la nostalgie de ce rendez vous manqué, l'impression d'être passé à coté de quelque chose. Je recommençais à regarder distraitement le prix des Blads avec toujours la même crainte: est ce que un kit de base allait me redonner envie de faire de la photographie avec? Même si j'utilise peu d'optiques sur mes moyen formats, ne pas pouvoir changer me bridait avant même d'avoir un boitier. Si je suis relativement peu adepte des longues focales, quel que soit el format, j'apprécie néanmoins de pouvoir cadrer plus large pour inclure le décor avec mes modèles. Et si je en suis pas (encore) un adepte de photographie de paysage, un des rares paysagistes qui me fait envie est Mickael Kenna dont je suis fan absolu et qui saisit ses somptueux paysages en noir et blanc au Blad.

L'envie était donc là. Mais l'investissement important pour avoir un ensemble correspondant à mon usage, l'énergie pour assembler cet ensemble me manquaient. Puis il y a peu, un de mes talentueux  amis photographes Lyonnais, Thomas C., mit en vente son propre ensemble: un 503CX, avec un Planar (80/2.8), un Distagon (50/4) et un sonar (150/4). L'occasion faisant le larron, l'envie et les sous réunis, je craquais immédiatement pour l'ensemble. Connaitre le précédent propriétaire et apprécier les photos faites par celui ci avec cet appareil rajoutait également beaucoup d'intérêt à cet achat compulsif.

Me voilà donc à nouveau Bladiste avec un ensemble complet. La sainte trinité comme le mentionne Eric Gibaud dans la vidéo que vous pouvez découvrir en référence ci-dessous. L'appareil est actuellement nourrit avec ses premières pellicules. A ce stade, je ne vous parlerai pas plus du métériel. Il y a de nombreuses publications et vidéos qui en parlent mieux que ne pourrai le faire actuellement, et vous trouverez un certain nombre de ces références en fin d'article.  Mais auparavant, voici quelques photos faites avec le 500CM, auxquelles viennent prochainement s'ajouter les photos au 503CX.

Exemples de photos

Au 500 CM


Famille

Famille

Famille

Famille

Famille

Famille

Au 503 CX


Caroline- Hasselblad

Caroline- Hasselblad

Caroline- Hasselblad


Indéniablement les optiques Zeiss associées à un bon scan ont un rendu assez exceptionnel.

Références

Blogs & Sites


A quick introduction to hasselblad V Series: https://blog.mingthein.com/2013/01/26/intro-to-hasselblad-v-series/ en anglais mais assez complet.

Micheal Kenna: https://www.michaelkenna.com/index2.php Un des nombreux utilisateurs de blad et un des rares qui me donne envie de faire du paysage

Manuel  Hasselblad 503CX: https://www.cameramanuals.org/hasselblad/hasselblad_503cx.pdf Le manuel de l'appareil.

Hasselblad 500: https://www.hasselblad.com/inspiration/history/500-series/ La page officielle du fabricant.

Présentation détaillée: http://www.dmin-dmax.fr/photo2b.htm

Quelques photos du 503CX: http://www.julien-mercier.net/blog/hasselblad-503cx/ Un unboxing de blad qui m'évite de faire le mien!

Ineffablement: https://www.ineffablement.fr/#galeries ... parce que j'aime leur travail et que beaucoup de choses sont faites avec un blad!

Vidéos

Clic Argentique

Les vidéos d'Eric Gibaud




vendredi 26 juin 2026

Droit de faire des images, droit à l’image : ce qu’un incident de rue peut nous apprendre

 

Droit de faire des images, droit à l’image : ce qu’un incident de rue peut nous apprendre

Un incident survenu lors d’une sortie de photographie de rue m’a conduit à reprendre à froid une question souvent mal comprise : que signifie réellement “avoir le droit de photographier” ? Entre le droit de faire des images, le droit à l’image, le respect des personnes et la gestion concrète d’une tension sur le terrain, les malentendus peuvent vite s’accumuler.

Ce texte n’a pas pour objectif de désigner des coupables, ni de raviver une confrontation. Il cherche plutôt à tirer des leçons utiles d’une situation qui n’aurait probablement pas dû dégénérer : pour les photographes, pour les personnes photographiées, pour les témoins, pour les commerçants, et plus largement pour tous ceux qui vivent dans un espace public saturé d’images.

L’enjeu n’est pas de dire que tout peut toujours s’arranger par le dialogue. Mon expérience montre que ce n’est pas toujours le cas. L’enjeu est plutôt de mieux comprendre les droits, les limites, les perceptions et les réflexes qui permettent, autant que possible, d’éviter qu’un malentendu ne devienne une expérience traumatisante.


Un incident de photographie de rue

Lors d’une sortie d’entraînement à la photographie de rue, je photographiais au smartphone, dans une démarche de travail sur l’instant et les scènes ordinaires. À un moment, j’ai réalisé une image dans la rue : une personne travaillant dans un établissement, visible dans l’embrasure d’une porte, photographiée à distance, dans une scène urbaine banale, sans situation intime, dégradante ou humiliante.

Peu après, une personne m’a interpellé : avais-je pris une photo ? J’ai répondu oui, parce que je n’avais rien à cacher. La personne m’a demandé de l’effacer. J’ai accepté immédiatement. À ce stade, la situation aurait pu s’arrêter là : une image prise, une gêne exprimée, une suppression acceptée.

La difficulté est venue ensuite. Il m’a été demandé de supprimer également l’image du dossier des éléments récemment supprimés du téléphone. Je ne connaissais pas bien cette fonctionnalité. De bonne foi, j’ai indiqué que je ne savais pas où elle se trouvait. J’ai alors commis une erreur importante : j’ai laissé une autre personne prendre physiquement mon téléphone pour effectuer la manipulation.

Ce geste, fait dans un esprit de coopération, a changé le rapport de force. Je n’avais plus mon téléphone en main. Je ne pouvais plus appeler moi-même quelqu’un, ni garder le contrôle de l’appareil, ni maîtriser ce qui était consulté ou supprimé. Une seconde personne est arrivée, plus agressive. Les échanges sont devenus tendus. Des menaces ont été formulées. La situation s’est déplacée vers un poste de police municipale fermé, puis la police nationale a été appelée.

Lorsque les agents sont arrivés, la discussion a porté sur la photo, sur ma pratique et sur ce qu’il serait ou non souhaitable de photographier. Un officier de police judiciaire, consulté à distance, a indiqué qu’il n’y avait pas de problème manifeste dans la photo telle qu’elle était décrite. Malgré cela, le discours général est resté dissuasif : mieux vaudrait, m’a-t-on dit en substance, photographier des bâtiments, des animaux, et éviter les humains.

Je suis reparti profondément secoué. Non seulement à cause de l’interpellation initiale, mais surtout à cause de la montée du rapport de force, de la perte momentanée de mon téléphone, des menaces et de la difficulté à faire entendre calmement une distinction pourtant essentielle : prendre une image et la diffuser ne relèvent pas exactement du même problème.

L’incident raconté ici n’est pas présenté comme un modèle de ce qu’il faudrait faire ou ne pas faire. C’est un retour d’expérience. Certaines réactions ont été utiles : répondre honnêtement, accepter la suppression de l’image, garder son calme. D’autres points doivent être retenus pour l’avenir : ne jamais confier son téléphone, ne pas chercher à convaincre une personne déjà agressive, et distinguer le temps de la désescalade du temps de l’explication.


Ce que cet incident révèle

Cet épisode n’est pas seulement une mésaventure personnelle. Il met en lumière plusieurs mécanismes fréquents autour de la photographie de rue.

Le premier est la suspicion provoquée par une prise de vue perçue comme discrète. En street photography, le photographe cherche souvent à ne pas interrompre la scène. Mais un geste discret peut aussi être interprété comme un geste dissimulé. C’est l’un des paradoxes de cette pratique : plus le photographe tente de ne pas déranger, plus certains peuvent croire qu’il cache quelque chose.

Le deuxième mécanisme est la confusion entre captation et diffusion. Beaucoup de personnes pensent spontanément : “Vous m’avez pris en photo, donc vous n’en avez pas le droit.” En réalité, le sujet est plus nuancé. Le fait de prendre une image, le fait de la conserver, le fait de la publier sur un réseau social, de l’exposer, de la vendre ou de l’utiliser dans une communication ne posent pas exactement les mêmes questions.

Le troisième mécanisme est émotionnel. Une personne photographiée ou un témoin peut ressentir une atteinte, une gêne, voire une forme d’intrusion. Ce ressenti doit être entendu. Mais la réponse à ce malaise ne peut pas être la menace, la confiscation d’un téléphone ou l’intimidation physique.

Le quatrième mécanisme est stratégique. Dans une situation tendue, expliquer longuement le droit, la photographie de rue, la liberté artistique ou sa démarche personnelle a rarement l’effet espéré. Face à quelqu’un qui se sent attaqué, la pédagogie détaillée peut être perçue comme de l’arrogance ou comme une tentative de justification. Sur le terrain, il faut souvent parler moins, parler plus simplement, et reporter l’explication complète à un moment plus calme.

Le cinquième mécanisme est institutionnel. Les forces de l’ordre sont souvent appelées dans des situations déjà tendues, avec des récits partiels, des émotions fortes et une priorité immédiate : rétablir le calme. Cela ne garantit pas que la distinction entre droit de faire des images, droit à l’image, captation et diffusion soit toujours clairement rappelée. Là encore, l’incident montre un besoin de pédagogie partagée.


Capter n’est pas diffuser

La distinction la plus importante est celle-ci : prendre une image n’est pas automatiquement la même chose que la publier.

La captation, c’est le fait de photographier ou de filmer. La diffusion, c’est le fait de publier l’image sur un site, un réseau social, dans un livre, une exposition, une affiche, un journal ou tout autre support accessible à des tiers.

Dans l’espace public, la prise de vue est en principe possible. Cela ne signifie pas que tout est permis. Il faut tenir compte du contexte, de la dignité des personnes, de la vie privée, de la répétition éventuelle du comportement, du caractère intrusif ou non de la prise de vue. Mais il serait excessif de prétendre que toute photographie d’une personne visible dans la rue serait automatiquement interdite.

La diffusion est plus sensible. Publier l’image d’une personne reconnaissable, individualisée, placée dans un contexte pouvant lui porter préjudice ou atteinte à sa dignité, peut soulever une question de droit à l’image et de respect de la vie privée. Dans certains cas, une autorisation est souhaitable, voire nécessaire. Dans d’autres, la liberté d’information, la liberté artistique ou l’intérêt général peuvent entrer en balance. L’appréciation dépend du contexte.

En lieu privé, la prudence doit être beaucoup plus forte. Photographier une personne dans un espace privé sans son consentement peut relever d’un autre cadre juridique. Le domicile, certains espaces de travail non ouverts au public, des lieux clos ou des espaces où l’on peut raisonnablement attendre de l’intimité ne se traitent pas comme une place, une rue ou une manifestation publique.

Cette distinction entre captation et diffusion devrait être mieux connue. Elle permettrait d’éviter deux erreurs symétriques : croire que le photographe peut tout faire sans limite, ou croire qu’une personne peut interdire toute prise de vue dès qu’elle apparaît dans l’espace public.


Ce que les photographes peuvent retenir

Le premier enseignement pratique est simple : en cas d’interpellation, il faut éviter de transformer une gêne en confrontation.

Répondre honnêtement est souvent préférable. Une phrase comme “Oui, j’ai pris une photo de la scène de rue” est plus claire qu’une esquive. Reconnaître le malaise peut aussi aider : “Je comprends que cela puisse vous déranger.” Cette phrase ne signifie pas que l’on reconnaît une faute. Elle indique simplement que l’on entend l’inquiétude de l’autre.

Si la personne demande la suppression et que l’image n’est pas essentielle, la supprimer peut être une solution de désescalade. Cela ne règle pas toutes les questions de principe, mais cela peut éviter une montée de tension. Sur le terrain, il vaut parfois mieux perdre une image que transformer un malentendu en conflit.

En revanche, il y a une règle à poser fermement : ne jamais donner physiquement son téléphone ou son appareil photo. On peut montrer l’écran. On peut supprimer soi-même. On peut expliquer calmement. Mais confier l’appareil à une personne énervée crée une perte de contrôle immédiate : risque de fouille, suppression d’autres contenus, impossibilité d’appeler quelqu’un, dépendance à celui qui tient l’objet.

Une formule simple peut suffire : “Je peux vous montrer, mais je garde mon téléphone.” Si la personne insiste : “Je ne peux pas vous le donner. Si vous pensez qu’il y a un problème, on peut appeler la police.”

Le deuxième enseignement est d’éviter les longs débats juridiques à chaud. Dire “j’ai le droit” peut être exact dans certains cas, mais socialement inefficace dans une situation de tension. Il vaut mieux dire : “Je ne veux pas de problème, je vais régler ça calmement.” Le droit se discute mieux à froid, dans un article, un courrier, une médiation ou une conversation posée.

Le troisième enseignement est de préparer sa pratique. Un photographe de rue peut avoir sur lui une carte de visite, une courte fiche expliquant sa démarche, éventuellement un mémo sur la distinction entre prise de vue et diffusion. Il peut aussi connaître les fonctions de son téléphone : suppression, corbeille, verrouillage rapide. Ces détails techniques deviennent importants le jour où la situation se tend.

Enfin, après un incident sérieux, il est utile de noter les faits : lieu, heure, phrases marquantes, gestes, témoins éventuels, déroulé général. Ce n’est pas un réflexe de vengeance. C’est une manière de remettre de l’ordre, d’éviter que le souvenir ne se déforme sous l’effet du stress, et de pouvoir demander conseil si nécessaire.

Trois phrases utiles en cas d’interpellation

  • “Oui, j’ai pris une photo de la scène de rue.”
  • “Je comprends que cela puisse vous déranger.”
  • “Je peux vous montrer, mais je garde mon téléphone.”

Ces phrases sont volontairement courtes. En situation de tension, les longs discours augmentent souvent la confusion.


Ce que les personnes photographiées ou les témoins peuvent retenir

Cet article ne s’adresse pas seulement aux photographes. Il s’adresse aussi aux personnes qui peuvent se sentir photographiées, surprises ou inquiètes.

Il est légitime de ne pas aimer être pris en photo. Il est légitime de demander ce qui vient d’être photographié. Il est légitime d’exprimer une gêne. Mais cette gêne doit pouvoir être formulée sans insulte, sans menace et sans saisie de l’appareil.

Une bonne première phrase serait simplement : “Excusez-moi, vous m’avez pris en photo ?” Puis, si la réponse est oui : “Cela me dérange, pouvez-vous me montrer ou supprimer l’image ?”

La nuance est importante. Demander n’est pas confisquer. Exprimer un désaccord n’est pas menacer. Appeler les forces de l’ordre si l’on pense à une infraction n’autorise pas à retenir physiquement quelqu’un ou à prendre son téléphone.

Il faut aussi distinguer les situations. Une prise de vue isolée dans une rue n’est pas la même chose qu’un comportement insistant, intrusif ou répétitif. Une scène large n’est pas un portrait serré. Une photo non diffusée ne produit pas les mêmes effets qu’une publication sur un réseau social. Une personne montrée dans une situation neutre n’est pas dans la même situation qu’une personne exposée dans un moment intime, humiliant ou préjudiciable.

L’objectif n’est pas de demander aux personnes photographiées de tout accepter. L’objectif est de permettre une réaction proportionnée.


Désescalade : l’objectif n’est pas d’avoir raison, mais d’éviter l’escalade

Dans un conflit de rue, il existe deux temps.

Le premier est celui de la sécurité immédiate. Il faut baisser la tension, garder une distance physique, parler peu, éviter les gestes brusques, ne pas répondre aux insultes sur le même registre, chercher une sortie calme. Dans ce temps-là, l’objectif n’est pas de gagner un débat. L’objectif est d’éviter l’escalade.

Le deuxième temps est celui de l’explication. Il vient après. C’est le temps de l’article, du dialogue, de la formation, du courrier, du retour d’expérience. C’est à ce moment-là que l’on peut expliquer la différence entre droit de faire des images et droit à l’image, entre captation et diffusion, entre ressenti personnel et infraction.

Confondre ces deux temps est dangereux. Vouloir faire de la pédagogie juridique au milieu d’une altercation peut aggraver le conflit. À l’inverse, renoncer à expliquer quoi que ce soit après coup laisse le malentendu se reproduire.

Une formule résume bien cette idée : sur le terrain, il vaut mieux parfois renoncer à une image que transformer un malentendu en confrontation. Cela ne signifie pas renoncer à la photographie de rue. Cela signifie choisir le bon moment pour défendre une pratique, un principe ou une liberté.

Cette distinction est importante, car mon incident ne s’est pas réglé simplement par le dialogue. Malgré la suppression de l’image, malgré les explications, malgré le calme conservé autant que possible, la situation est restée éprouvante. C’est précisément pour cela qu’il faut tirer des leçons pratiques : il ne suffit pas d’avoir de bonnes intentions ; il faut aussi anticiper les réactions possibles, protéger son matériel, préserver sa sécurité et savoir sortir du rapport de force.


À retenir : captation, diffusion, limites

Captation dans l’espace public
Prendre une photographie dans l’espace public est en principe possible. Cette liberté connaît toutefois des limites : respect de la vie privée, de la dignité, absence de harcèlement, absence de situation manifestement intrusive ou préjudiciable.

Diffusion
Publier une image est une étape différente. Si une personne est reconnaissable, individualisée ou placée dans un contexte sensible, la diffusion peut poser des questions de droit à l’image, de vie privée ou de préjudice.

Lieu privé
En lieu privé, la prudence est renforcée. La captation de l’image d’une personne sans consentement peut être juridiquement problématique, indépendamment même de la diffusion.

Biens et bâtiments
Il n’existe pas un droit absolu du propriétaire sur toute image de son bien visible depuis l’espace public. Mais d’autres limites peuvent intervenir : accès au lieu, usage commercial, trouble causé, droit d’auteur sur certaines œuvres architecturales, contexte de diffusion.

Liberté artistique et droit à l’information
La photographie peut relever de la liberté d’expression, de la liberté artistique ou du droit à l’information. Ces libertés doivent cependant se concilier avec le respect des personnes.

Prudence
Ces repères ne remplacent pas un avis juridique. Ils visent à clarifier les notions les plus souvent confondues.


Continuer à photographier, mais mieux informer

Ce que cet incident m’a appris, ce n’est pas qu’il faudrait renoncer à photographier les humains dans l’espace public. Ce serait une conclusion excessive, contraire à l’histoire même de la photographie de rue, du documentaire et du regard artistique sur la vie quotidienne.

Il m’a plutôt appris autre chose : une image peut être juridiquement possible, artistiquement légitime, et malgré tout provoquer une réaction vive. Cela ne signifie pas que le photographe est nécessairement en faute. Cela signifie que la pratique suppose une responsabilité, une préparation et parfois une grande prudence relationnelle.

Du côté des personnes photographiées ou des témoins, une gêne peut être entendue sans qu’elle justifie l’insulte, la menace ou la confiscation d’un appareil. Du côté des photographes, le rappel du droit ne suffit pas toujours à protéger une situation. Il faut parfois d’abord réduire la tension, préserver sa sécurité, puis expliquer à froid.

Le droit de faire des images et le droit à l’image ne devraient pas être des armes brandies l’une contre l’autre. Ce sont deux repères qui doivent permettre de mieux vivre ensemble dans un espace public où l’image est partout.

Si cet incident peut avoir une utilité, c’est celle-ci : rappeler qu’une meilleure culture commune de l’image est nécessaire. Pour continuer à photographier. Pour respecter les personnes. Et pour éviter que des malentendus évitables ne deviennent des expériences traumatisantes.


Court avertissement juridique

Cet article propose des repères généraux sur la photographie de rue, la captation d’images et le droit à l’image en France. Il ne constitue pas une consultation juridique. Les situations concrètes dépendent toujours du contexte : lieu, intention, cadrage, diffusion, caractère reconnaissable de la personne, atteinte éventuelle à la vie privée ou à la dignité. En cas de doute sérieux ou de litige, il est préférable de consulter un professionnel du droit.










Page de la faculté de droit de Lyon sur le droit de faire des images et le droit à l'image
Le droit à l’image des personnes et des biens - Université Jean Moulin Lyon 3


Rédigé avec l'aide de chatgpt, perplexity et gemini.

dimanche 31 mai 2026

Anne-Lise - Portraits Urbains

Retour sur une séance de l'année dernière avec Anne-Lise Frichet, comédienne, autrice et bien d'autres choses, pour une balade photographique sur les pentes de la Croix-Rousse.

Anne-Lise sur Instagram: https://www.instagram.com/annelise.frichet/

Artistes de tout genre: comédiens, peintres, sculpteurs, modèles, ou personnes à personnalités "extra "-ordinaires vous pouvez me contacter pour des portraits en ville!


Anne-Lise - Portraits Urbains

Anne-Lise - Portraits Urbains

Anne-Lise - Portraits Urbains

Anne-Lise - Portraits Urbains

Anne-Lise - Portraits Urbains

Anne-Lise - Portraits Urbains

Anne-Lise - Portraits Urbains

Anne-Lise - Portraits Urbains

Anne-Lise - Portraits Urbains


Anne-Lise - Portraits Urbains







L'intégralité de la séance sur Flickr: cliquez ICI


lundi 22 décembre 2025

2026 : et si on créait ensemble?

 

Chaque nouvelle année est l’occasion de se poser une question simple :
qu’ai-je envie de photographier, et avec qui ?

Depuis plusieurs années, je développe une photographie construite autour de la rencontre, du temps accordé, et d’un dialogue entre le lieu, la personne et le regard porté. Si vous découvrez ce blog, je vous invite d’abord à lire la page À propos, qui pose le cadre de ma démarche, mes influences et ma façon de travailler.

En 2026, cette logique reste la même, mais avec une envie renforcée :
ouvrir davantage les collaborations, provoquer des rencontres, et poursuivre des séries au long cours.



Les vendredis : mon temps dédié à la photographie

C’est un point important, et je préfère être clair dès le départ.
Depuis plusieurs années, le vendredi est mon jour dédié à la photographie.

C’est ce créneau qui me permet :

  • de travailler sans précipitation,

  • de préparer les séances,

  • de prendre le temps nécessaire, sur le terrain comme après.

👉 Les collaborations proposées ici se feront donc prioritairement le vendredi, sur Lyon et sa région (jusqu’à environ 1h de route : Saint-Étienne, Grenoble, alentours).



Axes photographiques pour 2026

Chez Elles / Chez Eux

Cette série occupe une place particulière dans mon travail.
Photographier une personne chez elle, dans son espace, c’est accepter ce que le lieu raconte déjà : une lumière, des objets, une atmosphère.

Je souhaite poursuivre ce projet en 2026 :

  • portraits posés ou plus spontanés,

  • séances intimistes,

  • travail mêlant numérique et argentique selon les situations.

Aucune attente de “performance” : ce qui m’importe, c’est la justesse.

Classeur : Chez Elles

Mathilde - Chez Elle



Portraits urbains

La ville comme décor, mais jamais comme simple arrière-plan.
Chaque séance de portraits urbains part d’un lieu choisi ou discuté ensemble : un quartier, une rue, un espace qui fait sens.

En 2026, je souhaite :

  • continuer à explorer ces territoires proches,

  • travailler avec des modèles amateurs ou confirmés,

  • proposer des séances courtes mais construites.



Anne-Lise - Portraits Urbains

Séries en collaboration

J’ai envie d’aller plus loin dans des projets co-construits :

  • échanges d’idées,

  • références communes,

  • écriture visuelle partagée.

Ces collaborations s’adressent autant aux modèles qu’aux photographes souhaitant travailler à deux regards, ou expérimenter une autre façon de produire des images.

Camille - Studio | Flickr

Camille


Travail argentique : prises de vue, tests, laboratoire

L’argentique fait partie intégrante de ma pratique.
En 2026, je souhaite continuer :

  • les tests de matériels et de films,

  • le travail en laboratoire,

  • les allers-retours entre intention, prise de vue et tirage.

Alain

Ces séances peuvent être intégrées aux projets précédents ou faire l’objet de démarches plus expérimentales.

Denis GUILLAUME's Portfolio



Appel aux modèles

Si vous avez envie :

  • de participer à un projet photographique construit,

  • de prendre le temps d’une séance,

  • de vous inscrire dans une série existante ou à inventer,

👉 N’hésitez pas à me contacter.
Aucun profil “type” n’est recherché. L’envie et l’échange priment.



Appel aux photographes

Si vous êtes photographe et que vous souhaitez :

  • collaborer sur une série,

  • confronter les regards,

  • travailler ensemble sur un projet précis ou exploratoire,

👉 Je suis ouvert aux propositions.
Les vendredis restent le cadre principal, mais tout commence par une discussion.


Pour aller plus loin

Pour mieux comprendre mon travail et suivre les projets en cours, vous pouvez me retrouver ici :

  • Blog principal : parcourir les articles déjà publiés

  • Comptes Instagram (projets et lignes éditoriales distinctes)

            - @denisg_portraits : mon travail avec modèles
            - @denisg_photographies: livres, appareils et labo
            - @denisg_analog: 100% argentique
            - @denisg_street: 100% street (au sens large :D )    


dimanche 21 décembre 2025

Bilan 2025

Avec l'arrivée de la nouvelle année, voilà le temps de faire un bilan avant de dresser une feuille de route.


Difficile de faire le bilan exhaustif: plusieurs axes, les ateliers avec Imag'in, les voyages, les portraits urbains, la série chez elles et les apéros photos du boudoir.

J'aurai aimé inclure le travail argentique et les séances qui n'entrainent pas dans ces thèmes mais cela fait déjà beaucoup. Elles feront l'objet de publications à part. Les ateliers Imag'in font l'objet d'un diaporama. Pour les autres séances, des extraits sont présentés et un lien vers la galerie complète sur Flickr est donnée.

Bonne visite! Likez, partagez, ou tout simplement postulez pour l'année prochaine!


Bilan

Rétrospective Imag'in

Moins d'ateliers cette année, mais deux gros événements avec un week-end en Camargue et la Masterclass Peter Coulson.




Rétrospective Voyages

Début d'année à New York , où, une fois n'est pas coutume, j'avais  un gros boitier. Un gros album a également été fait à l'iPhone qui s'avère un bel instrument pour documenter les voyages.

Photos au D850:  New York | Flickr 

Photos à l'iPhone:   New York - II | Flickr

New York


2024 / 2025 - New York

New York

New York

Photos au D850:  New York | Flickr 

Photos à l'iPhone:   New York - II | Flickr

 Pologne

Cet été voyage en Pologne pour visite les lieux de la seconde guerre mondiale.
Ci-dessous je ne présente que les balades en ville, dans un pays qui nous a agréablement surpris.
trois albums dédiés aux trois grandes villes que nous avons visité, un album divers, un album orienté street.

Les lieux de la seconde guerre feront l'objet de publications ultérieures.

Cracovie

2025 - Krakow / Cracovie | Flickr


  2025 - Krakow / Cracovie

2025 - Krakow / Cracovie

2025 - Krakow / Cracovie 

Varsovie 

2025 - Warsaw / Varsovie | Flickr

         2025 - Warsaw / Varsovie

2025 - Warsaw / Varsovie 
 
Gdansk 

2025 - Gdansk

2025 - Gdansk
La série "Chez Elle" progresse à un train de sénateur de une séance par an. Je ne suis pas un bon "commercial" sur cette série, et peu de candidatures. Qui sera modèle en 2026?

Pour en découvrir d'avantage sur la série, cliquez sur ce lien: Chez Elles / Chez Eux


Cette année c'était donc au tour de Tiphaine.

 Tiphaine 




Tiphaine - Chez Elle

Tiphaine - Chez Elle

Tiphaine - Chez Elle

Tiphaine - Chez Elle

 Portraits Urbains 


Un peu plus de succès pour al série de portraits urbains sur le premier semestre 2025. Contactez moi et découvrons ensembles un quartier de Lyon!

Commençons par Anne-Lise, autrice et comédienne.

 Anne-Lise 


Anne-Lise - Portraits Urbains

Anne-Lise - Portraits Urbains

Anne-Lise - Portraits Urbains

Anne-Lise - Portraits Urbains


Continuons avec Sébastien, acteur, chanteur,  ... et bien d 'autres choses.

Sébastien




Sébastien Favette

Sébastien Favette

Sébastien Favette

Sébastien Favette


ensuite de nouvelles facettes de Tiphaine que vous commencez à connaitre!


Tiphaine

  Tiphaine - Portraits Urbains

Tiphaine - Portraits Urbains

Tiphaine - Portraits Urbains

Tiphaine - Portraits Urbains

et pour finir Mathilde dans cette sortie hivernale de début d'année.

Mathilde

  Mathilde - Portraits Urbains

Mathilde - Portraits Urbains

Mathilde - Portraits Urbains

Mathilde - Portraits Urbains

Rétrospective Boudoir

Après des mois d'hésitations je suis allé deux fois aux rencontres apéro du club burlesque "O Boudoir". L'occasion de travailler dans des conditions difficiles: lumières, fréquentation, ... mais conviviales!


2025 - Nathalie - O Boudoir

2025 - Charlotte - O Boudoir

Christelle - O Boudoir

Melle Méduse

Sandrine - 100Dreams

Voilà c'était tout pour l'année 2025 et c'est déjà beaucoup!

Un rand merci aux modèles qui sont passées devant mes objectifs et qui figurent dans cette publication !

Tiphaine - Instagram
Louise - Instagram
Nina - Instagram
Pascale - Instagram
Lisa - Instagram
Mathilde - Instagram
Sébastien - Instagram
Anne-Lise - Instagram
Sandrine - Instagram
Charlotte - Instagram
Melle Méduse - Instagram
Nathalie - Instagram
Christelle - Instagram