mardi 26 octobre 2021

Photos à l'Olympus Pen FT

 J'ai eu l'occasion, il y a quelques mois d'écrire un article sur les Olympus Pen. Ces appareils demi-format sont très attractifs et attachants. Si le premier posait des problèmes techniques (mise au point à l'infini impossible et découplage entre la mise au point et les distances affichées sur le fut de l'objectif), il me tardait de savoir si le deuxième était complètement fonctionnel comme le vendeur l'affirmait.

J'entamais donc une pellicule avec le deuxième avec l'impatience de voir ce qu'il avait dans le ventre. Cela a pris du temps car je ne voulais pas faire "juste" une pellicule d'essais mais faire des photos que j'avais envie de faire. Et comme la situation sanitaire de ces derniers mois n'était pas favorable aux sorties et aux rencontres et que, 72 photos, c'est très très long pour celui qui shoote peu, l'exercice a trainé en longueur!

Mais ca y est c'est fait! Voici donc une sélection des photos prises avant un retour utilisateur.

Photos


Family - Olympus Pen FT


Family - Olympus Pen FT


Family - Olympus Pen FT


Family - Olympus Pen FT


Family - Olympus Pen FT


Family - Olympus Pen FT


Family - Olympus Pen FT


Family - Olympus Pen FT


Family - Olympus Pen FT


Family - Olympus Pen FT


Family - Olympus Pen FT


Family - Olympus Pen FT


Family - Olympus Pen FT


Family - Olympus Pen FT


Un retour

Comme dit plus tôt et qui revient fréquemment dans les conversations d'utilisateurs, le nombre incroyable de photos à faire avant de finir la pellicule est extra-ordinaire. Pour les utilisateurs occasionnels comme moi, cela est presque trop long. On a très vite l'impression de ne jamais finir la pellicule. Cela peut néanmoins être un avantage pour ceux qui photographient beaucoup et/ou qui veulent progresser à moindre prix.
Le cadrage vertical est à la fois déroutant mais bien adapté au portrait et à la photo de rue. Ce cadrage vertical associé au demi format rend le vol de portrait encore plus discret, la focale de base (38mm) étant alors un petit "télé".
Pour finir, l'appareil est extrêmement attachant. Avoir un reflex aussi petit est un vrai plus par rapport aux compacts à la mode (olympus mju II, contax T3/T4/T5).
Bref, un appareil imparfait mais que je compte garder et utiliser bien longtemps!

dimanche 3 octobre 2021

Mamiya Press super 23 - présentation et premières photos

L'évolution technologique des appareils a accompagné le développement de la presse, l'illustration ayant grandement contribué à l'essor de certains titres, soit pour les quotidiens, soit pour les magazines.
Chaque continent à eu ses appareils de prédilections qu'on aperçoit généralement dans les films d'époque.

Ainsi le films américains des années 50/60 présentent régulièrement les reporters avec des graflex, et le plus emblématique de ces reporters est Weegee. En Europe, à la même époque le Rolleiflex est plus présent que les graflex, le Leica est également bien présent. Au japon à coté des reflex, et en particulier le fameux Nikon F, les appareils les plus emblématiques par leur look sont les Mamiya Press.

S'il ne fallait qu'une raison pour en posséder un, celle là serait déjà suffisante, quelle que soit la qualité de l'appareil. Bien que n'étant pas en recherche active d'un tel boitier, et l'occasion faisant le larron, une opportunité d'achat s'est présentée à moi lors d'une brocante mensuelle de la maison de la photographie de Saint Bonnet de Mure. Suite à cela me voilà donc propriétaire d'un Mamiya  Press Super 23 dans une belle mallette en aluminium, accompagné de deux objectifs  : un 100/3.5 et un 150/4, d'un dos 6x9 et du dos à plan film 6x9 dont on verra les particularités un peu plus tard.

Présentation de l'appareil

Le look de l'appareil est bien particulier et reconnaissable facilement.


Photo: lomography.com



Comme vous pouvez le constater, c'est gros! Ces appareils sont des moyens formats à objectifs interchangeables. Il existe une variété de dos pour couvrir différents formats du 6x4.5 au 6x9. Le volume et le poids e l'appareil ne le rendent attractifs que pour les formats les plus grands. D'autres appareils couvriront avantageusement les formats les plus petits., tant en terme de poids, volume, que d'ergonomie et versatilité.

Attardons nous quelques instants sur les points forts de l'appareil. La gamme optique est suffisante pour un usage varié. La mise au point est télémétrique, le viseur comprends les cadres pour le 100 et 150mm. Le 50 mm demande un imposant viseur qui se monte sur la prise flash. Le déclencheur est sur la poignée et relié à l'obturateur par un cordon type déclencheur souple. A chaque changement d'objectif, il faut dévisser puis revisser le cordon ce qui n'est pas pratique et limite le changement fréquent des objectifs. du fait de sa conception, la chambre est relative courte mais l'ensemble essentiellement en acier reste très lourd. Les optiques Mamiya ont leurs adeptes. Les avis sont partagés, tantôt réputées "sharp" , tantôt douces. Pour ma part, j'ai plutôt l'impression que c'est assez doux mais il faudra confirmer à l'usage. Chaque optique contient son obturateur focal utilisable avec flash à toutes les vitesses.

Le super 23 permet de monter un dos avec dépoli. L'idée semble attractive mais à l'usage et vu les prix actuels des chambres et du matériel argentique il est sans doute plus avantageux d'utiliser une chambre pour celui qui souhaite travailler avec des bascules. Ce dos a néanmoins le mérite d'exister. On peut y mettre les dos à films ou de petits châssis qu'il faudra se procurer au japon où on les trouve fréquemment sur ebay. Je n'ai pas encore utilisé cette possibilité.

L'ensemble possède une forte personnalité et un maniement un peu complexe avec notamment l'absence de sécurité et il est facile de griller le film en place, soit par une multi exposition , soit en changeant d'objectifs. A mes yeux, cet appareil intéressera seulement quelques catégories de photographes: les collectionneurs, par son originalité et les utilisateurs de grands formats qui ne veulent pas utiliser de chambre et qui veulent néanmoins pouvoir changer d'objectifs. Dans ce derniers cas, l'intérêt ne vaut donc que si on a plusieurs objectifs. Avec un seul objectif, comme le 100 ou le 50, un fuji 690 avec optique fixe fera sans doute d'avantage l'affaire, tant par la différence de poids que la différence de volume.

Premières photos

Aurore et sa petite famille s'est portée volontaire pour passer devant l'objectif. Voici donc les premières photos faites avec le mamiya press sur de la HP5 traitée dans de l'HC110, dilution B. Les photos sont faites avec le 100/3.5, très certainement à pleine ouverture. Le résultat est un peu soft à 100% mais passe très bien sur les formats affichés. L'épreuve du feu est concluante et il mérite d'autres sorties pour du portrait ou du reportage!

Aurore's Family


Aurore's Family



Aurore's Family

Aurore's Family


Aurore's Family

Références

Blogs



Double review: Mamiya Press Super 23 and Mamiya Universal Press - EMULSIVE : très complet avec de nombreuses illustrations

Review: Mamiya Press Super 23 Medium Format Film Camera – Beyond the Aperture : un peu moins complet que le précédent mais vaut largement la lecture.

Vidéos